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Vous êtes en surpoids ? Corinne et Clémence vous accompagnent

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L’obésité est un problème de santé publique majeur, et sa lutte a tout du parcours du combattant pour ceux qui en sont atteints. Dans notre Centre, sans être une ligne toute droite et sans embûches, la route tracée vers une prise en charge de l’obésité est grandement facilitée par Corinne DEHON et Clémence GOURDIN, infirmières coordinatrices obésité. Laissez-vous guider.

Elles sont les premières voix que l’on entend lorsque l’on contacte le Centre spécialisé obésité (CSO) du CHV, celles qui rassurent, qui écoutent. Celles qui accompagnent surtout. « Nous suivons les patients du premier appel et pour le restant de leur vie pour ainsi dire, explique en préambule Corinne DEHON. Nous sommes également le premier filtre qui permet de savoir si un patient entre dans les critères de prise en charge ». Ces critères, Corinne et Clémence, ne les ont pas inventés, ils sont définis par la Haute autorité de santé (HAS). « Pour intégrer un protocole de traitement chirurgical de l’obésité, l’Indice de Masse Corporelle (IMC) doit être supérieur à 40 ou 35 si certaines complications sont connues (hypertension, diabète..), souligne Clémence GOURDIN. Nous ne prenons en charge que les adultes, de 18 à 60 ans. Pour les patients plus âgés, la prise en charge est définie au cas par cas ». La personne devra également être autonome et s’engager à répondre à toutes les sollicitations de suivi de son état de santé.

Justement, en quoi consiste le suivi du patient après ce fameux premier appel ? « Nous orientons le patient vers le chirurgien et/ou le nutritionniste, énumère Corinne DEHON. Puis on réalise un bilan éducatif individuel et une réunion d’information en groupe. Une hospitalisation d’une demie semaine sera également programmée pour réaliser toute une série d’examens et de consultations préalables à l’intervention chirurgicale ». Un processus qui peut paraitre long. « C’est souvent ce que nous disent les patients au début, concède Clémence GOURDIN. Mais, finalement, ils se rendent compte que cela est essentiel pour aborder cet événement qui n’est pas anodin ». Perte de poids certes, mais c’est souvent toute la vie du patient opéré qui est ensuite bouleversée. « Le rapport au corps change, expliquent d’une même voix les deux infirmières. Ce changement s’accompagne généralement d’un retour de la confiance en soi. On revoit des patients, pour un suivi après un ou deux ans, qui ont complétement changé de vie ! ».

Car, après l’intervention, ce n’est pas « merci, au revoir ». Le patient est régulièrement convié au CHV pour suivre son évolution et ce sont, bien sûr, nos infirmières coordinatrices qui gardent le contact. « Revoir les patients régulièrement, au-delà de l’intérêt médical que cela nécessite, ça fait toujours quelque chose et ça nous permet d’améliorer nos pratiques et la qualité de la prise en charge. Très souvent, on peut voir que tout ce parcours sur lequel nous les avons accompagnés a vraiment été bénéfique ». A tel point que, désormais, ce sont même des familles complètes que Corinne et Clémence suivent régulièrement…