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Ma sage-femme est un homme, et alors ?

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Pierre GIBERT fait partie des 2% d’hommes exerçant la profession de sage-femme. Ce professionnel de la prise en charge des femmes avant, pendant et après l’accouchement nous en dit plus sur son métier et sur son approche des préjugés.

« Mon travail, c’est d’être sage-femme, annonce d’emblée Pierre GIBERT. Pour utiliser un terme masculin, on peut dire que je suis maïeuticien, mais cela est très peu utilisé ». La sage-femme, le maïeuticien, peu importe le terme utilisé, désigne la personne qui « a la connaissance de la femme ». Ainsi, cette profession médicale s’occupe de manière globale du suivi gynécologique, du suivi de grossesse, de l’accouchement et du suivi post-partum des patientes. Pierre, lui, intervient surtout en salle de naissance, aux urgences gynécologiques, en suites de naissance et dans le service de grossesses pathologiques de la Maternité Monaco. Il participe également aux consultations d’accueil et d’orientation (CAO) mises en place l’année dernière.

Pourquoi avoir choisi ce métier essentiellement pratiqué par des femmes ? « Je faisais des études de médecine et je me suis vite passionné pour l’embryologie, explique Pierre GIBERT. Pour l’anecdote, nous étions sept hommes dans ma promo de sages-femmes, mais seulement deux exercent actuellement ce métier ».

Un diplôme, quelques années d’exercice en Normandie, sa région d’origine, et trois ans de présence désormais à Valenciennes. Le temps nécessaire pour trouver son approche, créer son style. « Sage-femme est une profession féminine, concède-t-il. Cela reste une exception pour un homme et, comme toute exception, il y a parfois un temps de surprise ou de gêne à surmonter. Ensuite, dans la majorité des cas, tout se passe très bien ». Des retours positifs, Pierre en reçoit énormément de la part de ses patientes : « On me dit souvent que je ne ressentirai jamais ce qu’elles ressentent, alors j’adopte plutôt une approche différente, plus retenue et « cocoonante » ». Une approche saluée également par ses collègues, ravie de ne pas évoluer dans un univers uniquement féminin. « Des remarques, j’en reçois principalement de la part de certains compagnons de patientes, précise-t-il. Mais, la meilleure réponse que je peux apporter réside dans le résultat final : la naissance de leur enfant ».

La présence d’hommes dans la maïeutique rentre peu à peu dans les mœurs, mais une chose est sûre : « Que l’on soit homme ou femme, on ne peut faire ce métier que si on aime s’occuper des femmes et si on les respecte ». Plus qu’une phrase de conclusion, un sacerdoce.