Patient
Présentation des services
Spécialités médicales
reportage de la rédaction de L'Hebdo diffusé sur Canal Local de Valenciennes
journalistes : Audrey Ventura et Denis Dottel.
Les conditions et habitudes de vie : alimentation non équilibrée, sédentarisation et manque de sport entraînent une augmentation des maladies cardiovasculaires dans toutes les couches sociales de la société. L’évolution du nombre d’infarctus de myocarde pris en charge au Centre Hospitalier de Valenciennes est sans appel. La nette augmentation inquiète les spécialistes (en moyenne +4 infarctus/mois entre 2008 et 2009 avec un pic en mai 2009). La population sera inéluctablement de plus en plus confrontée aux signes annonciateurs d’infarctus : mieux les connaître c’est augmenter la réactivité et les chances de survies.
Une douleur thoracique est un symptôme important souvent révélateur d'une maladie grave qui doit entraîner une prise en charge en urgence.
Toute douleur thoracique suspecte et prolongée (plus d'une dizaine de minutes) doit faire appeler les secours médicalisés le «15». Les causes en sont extrêmement variées et une consultation médicale s’impose dans la majorité des cas. Comme toutes douleurs, elle peut être accompagnée d'un malaise vagal, voire d'une syncope.
Ne prendre aucun risque !
Toute douleur thoracique doit de principe être prise au sérieux car elle peut être le symptôme de pathologies très grave (Infarctus du myocarde, Dissection aortique, Péricardite aiguë, tamponnade, Embolie pulmonaire, Pneumothorax) et un interrogatoire minutieux du patient et de son entourage par un spécialiste s’impose de même qu’un examen approfondi.
Le cœur est un muscle creux qui joue un rôle de pompe pour propulser le sang dans l’organisme. Comme tout muscle, le cœur, pour fonctionner, a besoin de glucose et d’oxygène. Ces substances lui sont apportées par des vaisseaux, appelés artères coronaires situées dans la paroi du cœur. Si ces vaisseaux sont rétrécis le débit des artères coronaires est limité, les apports en glucose et oxygène sont diminués. Dans ce cas ; si le cœur doit fournir un effort important, il va souffrir de ces manques et émettre un signal de détresse sous forme de douleur : c’est l’angine de poitrine.
A un stade plus avancé : une coronaire obstruée, le cœur sera privé totalement d’oxygène et va émettre un même type de douleur : c’est l’infarctus du myocarde. C'est une urgence nécessitant l'intervention rapide d'une équipe médicale afin de parvenir le plus rapidement possible à la réouverture de l'artère responsable.
Pour distinguées l’origine de la douleur, le médecin prend en compte certains facteurs :
· antécédents et traitement suivi
· mode de déclenchement et évolution de la douleur
· type de la douleur : douleur constrictive (qui serre) ou simple gêne, survenant au repos ou déclenchée par l’effort, variant avec la position ou la respiration, augmentée à la palpation, calmée par certains médicaments (trinitrine),...
· siège de la douleur : médiane, rétrosternale (derrière le sternum), latérothoracique,...
· irradiations de la douleur : membre supérieur, cou, mâchoire, épaule, dos, région épigastrique (estomac),...
· durée : brève, prolongée, intermittente,...
· signes d’accompagnement : fièvre, toux, angoisse, nausées, vomissements, pâleur, malaise, gêne ventilatoire, tachycardie asymétrie des pouls et de la tension artérielle,...
La douleur d’angine de poitrine (ou angor) est une douleur rétrosternale, en barre, irradiant vers les épaules, les mâchoires, la face interne des avant-bras avec une nette préférence pour le côté gauche. Cette douleur est constrictive et ressentie comme une oppression, la sensation d’être «dans un étau». Elle survient au cours d’un effort, disparaît à l’arrêt de cet effort ou à la prise de Trinitrine prescrit par un médecin (médicament qui a pour effet de dilater les artères coronaires et donc d’augmenter leur débit).
« on considérera qu’il s’agit d’un infarctus du myocarde jusqu'à preuve du contraire »
· toute douleur thoracique même atypique chez une personne présentant des facteurs de risque cardio-vasculaires : tabac, obésité, hypercholestérolémie, antécédents familiaux, diabète, hypertension artérielle, stress.
· toute douleur thoracique typique chez un sujet sans antécédent connu.
· chez un patient suivi pour angine de poitrine : toute douleur ne cédant pas au traitement, toute douleur accompagnée de signes digestifs, de malaise, de détresse ventilatoire, ou survenant au repos, ou ressentie comme inhabituelle. (on considérera qu’il s’agit d’un infarctus du myocarde jusqu'à preuve du contraire)
· de même, l’augmentation de la fréquence des crises d’angor, ainsi que l’augmentation de leur durée sera considérée comme une menace d’infarctus, d’où le terme de syndrome de menace encore employé.
Seul un avis médical peut orienter le patient dans sa démarche de prise en charge et donner un diagnostic précis.
· car le patient faisant un infarctus risque à tout instant un arrêt cardiaque par trouble du rythme (fibrillation ventriculaire)
· parce que le traitement de l’infarctus : la thrombolyse, détruit le caillot qui obstrue la coronaire au moyen d’un médicament injectable. Plus ce traitement est institué précocement, plus une partie importante du myocarde peut être sauvée. En cas d'échec de celui-ci, il faut réaliser une desocclusion par dilatation au ballonnet et pose d'un stent, dans un centre comme celui du Centre Hospitalier de Valenciennes où l’équipe de cardiologues est d'astreinte 24h/24 (hospitaliers et privés) ce qui a amélioré considérablement le pronostic de l'infarctus, à court comme à plus long terme. En effet, un traitement tardif entraîne une perte importante de cellules du myocarde (muscle cardiaque) et donc induit une insuffisance cardiaque réduisant considérablement l’espérance et la qualité de vie du patient.
· Tout d’abord aucune certitude ne peut être apportée sans électrocardiogramme voire sans analyse de sang
· une douleur très localisée, variant avec la respiration, augmentée à la palpation du thorax, est plus en faveur d’un problème pulmonaire ou costal (les côtes).
· une douleur thoracique chez un sujet jeune, angoissé, sans antécédent, n’est a priori pas d’origine coronarienne ; cela dit, des infarctus du myocarde chez des sujets de 25 ans sans antécédent particulier sont possibles...