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Centre Hospitalier de ValenciennesMieux nous connaîtreEn savoir plus...Notre historique

A l'origine Genèse du centre hospitalier moderne Valenciennes, Cité hospitalière…  

A l'origine


L’Hôpital d’autrefois était conçu comme un refuge pour les plus démunis, un lieu d’accueil. Au Moyen-Age, sa vocation se trouve étroitement liée avec la Religion et l’Eglise. L’hôpital appartient au patrimoine ecclésiastique, il est placé sous l’autorité de l’évêque et les ressources financières proviennent uniquement de la charité individuelle.


A partir du XVIème siècle, les pouvoirs administratifs des Hôtels-Dieu sont confiés à des confréries laïques. L’Edit de 1662 prévoit la création d’un hôpital général dans chaque grande ville française. Celui-ci a pour fonction de « loger, enfermer, nourrir les pauvres mendiants et invalides et les former à la piété et à la religion chrétienne ».

 

 

On trouve les premières traces d’un hôpital sur le site qu’occupe actuellement Valenciennes en 367 après JC. L’empereur Valentinien aurait fondé l’hôpital du Castel Saint-Jean sur l’actuelle place du Marché aux Herbes. A cet emplacement, se tenait auparavant un temple dédié à la déesse Vesta. Les vestales chargées du service du temple auraient adjoint à leurs fonctions le soin des soldats romains qui défendaient la frontière toute proche.


Valentinien, fervent promoteur du Christianisme aurait fait rasé le temple et l’aurait remplacé par une chapelle dédiée à la sainte Vierge. Il aurait créé en outre l’Hôtellerie Saint-Jean destinée à soigner les malades. L’ancêtre de l’hôpital est né…


plaque

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C’est en 1432 que le premier établissement d’importance voit le jour à Valenciennes. Cet Hôtel-Dieu est situé alors entre l’actuelle rue des Hospices, la Place d’Armes et la rue Derrière-la-tour.
L’initiative appartient au chanoine de Perfontaine. La plaque de fondation ci-contre est encore visible à proximité de la chapelle de l’Hôtel-Dieu actuel. 


L’Hôtel-Dieu connut un tel succès qu’il fallut, par décision du Duc Philippe de Bourgogne dès 1434, limiter l’accès aux « malades guérissables, tous les langueureux (en ancien français, langueur est une maladie qui dure), paralytiques, chartriers devant être tenus dehors ». Malgré cette précaution, la maison fut rapidement trop petite, et il fallut à plusieurs reprises l’agrandir. Ces agrandissements se firent en partie aux frais de la ville, mais surtout grâce à la charité publique. Les donateurs recevaient officiellement le titre de fondateurs de lits.

 

La maison de l’Hôtel-Dieu – 
Extrait de « l’histoire ecclésiastique de la ville et comté de Valenciennes ». Simon Le Boucq - 1650

Hôtel-Dieu  

La maison de l’Hôtel-Dieu – Extrait de « l’histoire ecclésiastique de la ville et comté de Valenciennes ». Simon Le Boucq - 1650

La maison de l’Hôtel-Dieu comprenait environ 120 lits répartis en une immense salle, au milieu de laquelle il y avait une chambre de deux lits où couchaient les sœurs préposées à la garde des malades. Dans une petite salle appelée « infirmerie », onze lits étaient destinés à recevoir les mourants. L’Hôtel-Dieu possédait une maternité de quatre lits qui fut transformée en 1627 en salle des contagieux. Plus tard, cette salle servit à recevoir les notables qui souhaitaient être hébergés et soignés à leur frais. Cet hôpital existait encore à la Révolution, mais ne lui survivra pas.


En 1774, l’hospice général, actuel hôpital du Hainaut est achevé. Sa construction fut décidée par lettres patentes du roi Louis XV en 1751. hop_hainaut

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Les travaux s’étalèrent pendant 23 ans car le financement provenait de donations et surtout d’un impôt de deux liards au pot de bière bu dans les cabarets de la province du Hainaut. A titre indicatif, un liard est un quart de sou. Il fallait 20 sous pour faire un franc, et l’hospice général a coûté deux millions de francs de l’époque.

Conformément à l’Edit de 1662, l’hôpital est destiné à accueillir les mendiants, les orphelins, femmes de mauvaise vie et les insensés. Douze logements sont réservés aux femmes de mauvaise vie et trente cellules aux insensés. Les cas d’abandon d’enfants sont si fréquents qu’on en vient à installer en 1779 un « tour d’abandon » donnant dans la rue, qui s’ouvre aux coups de sonnette et se referme aussitôt qu’on a déposé l’enfant, alors appelé « enfant-Dieu ».

L’hospice général est classé aux Monuments Historiques depuis 1945.

En 1993, l’hôpital du Hainaut est transformé pour accueillir une maison de retraite.

L’Hôtel-Dieu, fondé en 1432 servit pendant la Révolution de caserne militaire. Après cette période troublée, il ne répondait plus aux besoins de la population, et la dépense pour le remettre en état était beaucoup trop lourde. Le Couvent des Carmes qui abrita un hôpital militaire à partir de 1791 fut choisi pour devenir le nouvel Hôtel-Dieu. L’acte de propriété officiel fut octroyé aux Hospices le 7 septembre 1807 après plusieurs années de conflit avec le Conseil de fabrique de la paroisse.

Le 7 juillet 1903, la Commission Administrative des Hospices décide de construire un autre Hôtel-Dieu et choisit un espace situé avenue Dampierre. A nouveau, le manque de place est à l’origine de cette décision. La Commission se prononce pour la construction d’un nouvel édifice de 250 lits.
La première pierre est posée en début d’année 1914, mais l’invasion allemande stoppe la poursuite des travaux.

A la fin de la guerre, l’Administration des Hospices résilia les contrats. La prévision en nombre de lits était devenue insuffisante. En outre, les techniques en matière d’hôpitaux et de soins avaient évolué considérablement pendant la guerre. Le projet reprit sur ces bases et le chantier démarra en 1926.

En 1919, Monsieur Lajoie, ancien valenciennois et conseiller municipal de Beausoleil, une commune près de Menton, se fait le porte-parole de son ancienne cité dévastée pendant la guerre. Monaco a choisi de parrainer une réalisation et c’est le projet de construction de l’Hôtel-Dieu actuel qui retient leur attention. Pour remercier leur généreux donateur, Valenciennes donne à la rue qui mène à l’hôpital le nom d’avenue Monaco. 

Les travaux prennent fin en 1936 ; les services sont transférés le 18 août et l’ancien Hôtel-Dieu situé au couvent des Carmes est définitivement abandonné.
Le nouvel établissement comprend 470 lits

 

 

Une salle commune de chirurgie enfants
Enfants  

Une salle commune de chirurgie enfants

Une salle commune de chirurgie enfants

 

L’Hôtel-Dieu en 1936
1936  

L’Hôtel-Dieu en 1936

L’Hôtel-Dieu en 1936



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